op#1n3, 2025 88 x 312 x 4cm, hêtre massif

Le Concerto pour piano en sol majeur de Maurice Ravel, composé en 1929, est une œuvre qui m’accompagne depuis l’adolescence. Son deuxième mouvement invite à la méditation et à une écoute intérieure. Martha Argerich en reste, pour moi, l’interprète de référence.

Ravel puise partiellement son inspiration chez Mozart, notamment dans le Quintette pour clarinette, tout en intégrant des couleurs jazz qui donnent au discours une impression d’improvisation.

Derrière une apparente simplicité, l’Adagio révèle une grande finesse : une indécision tonale entre mineur et majeur, une sensation d’apesanteur, et une structure rythmique complexe. Le mouvement de valse à la main gauche, perçu en ternaire, est contredit par la main droite qui suit une structure binaire.

Chaque mesure recèle des dissonances délicates, constituant un univers expressif et retenu. Dans cette topographie musicale, les nuances, les tensions fines et la sobriété du mouvement incisent le bois de façon contenue.